France

FranceVote uninominal à deux tours

La France est une démocratie de type semi-présidentiel. Le Président de la République Française est le chef de l’État. Depuis 1958, la constitution de la V-ième république, indique que le Président de la République est élu au suffrage universel direct. Il nomme le chef du gouvernement, appelé « premier ministre », et le premier ministre forme le gouvernement.

Le pouvoir législatif est détenu par l’Assemblée Nationale et le Sénat. En cas de désaccord entre l’Assemblée et le Sénat, c’est l’Assemblée qui a le dernier mot. Les 577 députés de l’Assemblée sont élus au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans renouvelable. Les 348 sénateurs ne sont pas élus au suffrage universel mais par un ensemble de grands électeurs, essentiellement des élus locaux.

L’Assemblée Nationale a le pouvoir de renverser le gouvernement (« motion de censure ») ce qui amène le Président de la République à choisir un premier ministre capable de rallier à sa politique la majorité des députés, en pratique un représentant du parti ou de la coalition majoritaire. Le président de la République a le pouvoir de dissoudre l’Assemblée, ce qui s’est produit 5 fois depuis 1958. En particulier un Président de la République nouvellement élu peut être naturellement amené à dissoudre l’Assemblée en arrivant au pouvoir.

Le système électoral
En France la règle de vote usuelle est le système uninominal majoritaire à deux tours. Le président de la République est élu suivant ce système. Chaque votant vote pour un seul candidat. Si un candidat obtient plus de la moitié des voix, il est élu. Si aucun candidat n’obtient la moitié des voix, un second tour est organisé entre les deux candidats arrivés en tête au premier tour. Les députés à l’Assemblée Nationale sont élus localement, suivant un système similaire.
La vie politique française se caractérise à la fois par l’existence d’un grand nombre de partis (qui parfois changent de nom ou se regroupent) et par une structure globale stable où les partis sont assez bien définis par leur positions sur un axe gauche-droite : gauche et droite modérée, centre, gauche et droite extrêmes.
Le mode de scrutin joue probablement un rôle dans cette structure partisane. L’existence d’un premier tour permet en effet à certains électeurs de soutenir des candidats ayant peu de chances d’être élu, ce qui permet à certains petits partis d’exister, alors que l’existence d’un second tour ramène au contraire le débat politique à un choix entre deux grandes tendances idéologiques.

Dernières élections
En 1995 : sur 9 candidats, le premier tour qualifie Jacques Chirac (20,84 %) et Lionel Jospin (23,30 %).
Au second tour Jacques Chirac est élu avec 52.64 % des voix.

En 2002 : sur 16 candidats, le premier tour qualifie Jacques Chirac (19,88 %) et Jean-Marie Le Pen (16,86 %).
Au second tour Jacques Chirac est élu avec 82.21 % des voix.

En 2007 : sur 12 candidats, le premier tour qualifie Nicolas Sarkozy (31.18 %) et Ségolène Royal (25,87 %).
Au second tour Nicolas Sarkozy est élu avec 53.06 % des voix.